De petits gestes pour tendre vers le quasi Zéro déchet

Nous avons acquis notre maison il y a maintenant 6 ans et avons été confronté à un système d’évacuation des eaux grises un peu « obsolète ». Je me suis donc posée la question des produits utilisés pour faire le ménage. Je ne me voyais pas utiliser de la Javel ou autres détergents sachant que cela partait « directement » dans le talus en bas de chez nous !

Après quelques recherches sur Internet, me voilà à faire ma propre lessive, il fallait bien commencer par quelque chose. D’abord sceptique et tâtonnante je l’ai vite adoptée pour ne plus jamais acheter de lessive industrielle. C’était en 2012 !

Les 2 principales choses qui m’ont interpellées, c’est qu’il très facile de faire ses produits d’entretien ou ses cosmétiques mais en plus les économies d’argent sont impressionnantes !

Facile car ce sont très souvent des recettes simples (de nos grands-mères) réalisées avec des ingrédients basiques que l’on a déjà dans nos cuisines.

Economique car en tendant vers cette démarche zéro déchet, j’ai arrêté d’acheter déodorant, dentifrice, shampooing, cotons démaquillants, …

 

Prenons l’exemple de la lessive

Une famille française fait en moyenne 220 lessives par an et utilise 26 litres de lessive liquide ou 40 kg de lessive poudre ! * Pour faire 2 litres de lessive maison, j’utilise 100 g de savon de Marseille. J’ai acquis mon dernier sac de 5 kg de paillettes de VRAI savon de Marseille au tarif de 56 € en 2015 ** Avec 5 kg, je peux fabriquer 100 litres de lessive soit presque 4 ans sans en manquer !! Au prix actuel des lessives industrielles, le choix est vite fait.

 

Aujourd’hui nos poubelles débordent, il est temps de revoir notre consommation à la baisse et sachez qu’entre le zéro déchet et vous, il n’y a qu’un pas ! 

Voici quelques astuces pour commencer :

1- Fabriquer son dentifrice

Les dentifrices achetés dans le commerce contiennent des ingrédients à éviter : dioxyde de titane, aluminium, … et sont emballés dans des tubes non-recyclables voire suremballés dans une boite en carton. Fabriquez plutôt le vôtre ! Il existe de nombreuses recettes que vous pourrez trouver sur la toile. Notre recette depuis 2 ans qui va aussi bien pour les adultes que vous les enfants.

 

2- Adopter les cotons lavables

Les disques en coton pour se démaquiller ou appliquer une lotion représentent une certaine dépense dans la salle de bain, ils sont souvent vendus dans un emballage plastique et l’impact carbone de leur fabrication est tout simplement insensé !

Pour votre bien, celui de votre porte-monnaie et de la planète, on les remplace par des carrés de tissus lavables. Ils peuvent être confectionnés Ronds ou bien Carrés. Réalisés à partir de chutes de tissus, d’une ancienne alèse en molleton ou bien d’une vielle serviette élimée, la matière première de vos cotons démaquillants ne vous coûtera pas très cher.

Son utilisation est simple : après vous être démaquillée, laver au savon doux votre lingette et mettre à sécher sur un fil dans votre salle de bain. Vous pouvez les passer en machine à 90 ° toutes les 2 semaines afin d’éliminer les résidus de maquillage et de désinfecter le tissus. 

Au bout d’un moment, vos lingettes vont griser. Pour leur redonner toute leur blancheur, mettez-les à tremper toute une nuit dans un bol d’eau chaude (+ de 40°) avec une cuillère à soupe de percarbonate de sodium.  Le lendemain, les essorer et les passer en machine avec votre linge classique. Et voilà, elles sont comme neuves !

Vous trouverez facilement des tutos sur Internet vous expliquant comment les confectionner vous-même, sinon vous en trouverez dans la Boutik en ligne 😉

 

3- Limiter les emballages

Avant de vouloir réduire ses déchets, il faut repenser sa manière de faire les courses …

Et ben oui, fini le concombre entouré de plastique, les compotes en gourdes ou les bouteilles d’eau minérale. Réduire ses déchets est avant tout une question de choix.

Il va falloir penser vrac, cuisine à faire soi-même, gourde en inox ou légumes du marché. Bien que je boycotte les supermarchés, certains font tout de même l’effort de proposer du vrac pour les légumes secs ou les pâtes. Personnellement, j’aime bien aller chez Biocoop (je n’ai pas d’action chez eux 😉 ) ou Naturellement Bio (pour les Lotois, c’est à Gramat). Le choix est vaste et les prix intéressants. Et oui avec le vrac, on ne paie pas l’emballage, le marketing du packaging et encore moins la marque ! Sur les marchés, il est également facile de trouver des maraichers, fromagers ou bouchers qui acceptent nos bocaux ou boites à la place du papier pelliculé qu’ils utilisent. Posez-leur la question, çà ne coute rien 😉

Vous pouvez confectionner de petits sacs en tissus léger pour transporter votre vrac sec du magasin au domicile. Découvrez également les sacs à vrac fabriqués à l’atelier, ils sont réalisés à partir de matériaux de récupération.

Une fois rentré chez vous, vos étagères auront en plus un petit air de nature avec tous vos bocaux colorés.

 

4- Réduire le papier

Les prospectus publicitaires remplissent nos boites aux lettres à outrance. Environ 40 kg par an de publicités distribuées en France par foyer*, c’est énorme ! Les prospectus  représentent  5 % du poids des poubelles des Français !

La solution ? Apposer un autocollant « Stop Pub » sur votre boite aux lettres et consulter les catalogues de vos magasins préférés sur Internet. Ils se trouvent généralement dans vos mairies ou déchetteries. Vous pouvez également faire le choix de recevoir vos factures ou autres relevés par voie électronique et vous diminuerez encore le poids de papier distribué.

 

5- Mesdames, passez à la « Cup »

Une femme utilise, en moyenne, au cours de sa vie plus de 10 000 serviettes hygiéniques ou tampons*. Il faut 500 ans à ces produits hygiéniques pour se décomposer, autant qu’un bidon en plastique. Autant vous dire, que cette industrie est une des plus polluantes au monde.

Passez à la coupe menstruelle, il n’y a que des avantages et en plus c’est écologique !

         

Elle se positionne dans le vagin et recueille le flux menstruel, elle n’absorbe pas le sang comme le fait un tampon. Nettoyée avec précaution, elle doit être vidée toutes les 8h.

La coupe menstruelle ressemble à un petit entonnoir. Elle est souvent en silicone, le même que celui utilisé dans le milieu médical. Une tige est située à son extrémité, qui permet de l’attraper et de la retirer plus facilement.

La marque, la taille et la longueur de la tige choisies sont affaire de chaque femme. Après une période de « domptage » de la chose, je vous assure que vous ne pourrez plus vous en passer. Je regrette parfois de ne pas avoir connu cette méthode plus tôt !

 

 

Voilà quelques astuces pour commencer. Nous nous devons à notre échelle d’agir pour réduire notre impact sur notre environnement. Ce sont de petits gestes comme ceux-ci qui feront la différence.

Tout ce qui nous entoure, ce que la nature nous offre n’est pas inépuisable. A nous de prendre nos responsabilités et de faire notre part, aussi petite soit-elle …

 

A bientôt pour de nouvelles astuces Zéro Déchet. N’oubliez pas : Le plus difficile ce n’est pas de s’y mettre, c’est d’apprendre à changer nos habitudes de consommation 😉

 

* Source : Planetoscop

** Marius Fabre

Photo Cup : Mon Petit Monde Bio

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *